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24 mai en Bulgarie : le jour férié émouvant pour un pays entier

16/07/2026

24 mai en Bulgarie : le jour férié émouvant pour un pays entier

Ce matin-là, les rues du centre de Sofia se remplissent d'enfants en costume traditionnel, de bouquets de pivoines et de roses, et d'un parfum d'encens venu des églises. Les commerces baissent le rideau, les bureaux ferment, et pourtant personne ne semble s'en plaindre. Bien au contraire : c'est l'un des seuls jours fériés bulgares où l'on voit des grands-parents pleurer d'émotion devant un défilé d'écoliers.

Bienvenue le 24 mai, la fête que beaucoup de Bulgares considèrent, la main sur le cœur, comme la plus belle de l'année. Si vous vivez à Sofia ou ailleurs en Bulgarie, comprendre ce jour férié — son histoire, ses codes et ses conséquences très concrètes sur votre quotidien d'expatrié — vous évitera bien des surprises. C'est justement l'objet de cet article.

 

Qu'est-ce que le 24 mai en Bulgarie, exactement ?

Le 24 mai est un jour férié officiel inscrit dans le Code du travail bulgare (article 154). Il porte aujourd'hui un nom officiel assez long : « Journée des saints frères Cyrille et Méthode, de l'alphabet, de l'éducation et de la culture bulgares, et de l'écriture slave ». Dans la vie de tous les jours, les Bulgares l'appellent simplement « le 24 mai » ou parfois « la fête de l'alphabet ».

Concrètement, ce jour-là, la Bulgarie célèbre trois choses à la fois :

  • les frères Cyrille et Méthode, créateurs de l'alphabet slave ;
  • l'éducation et la culture bulgares au sens large, en hommage à tous les enseignants, savants et créateurs du pays ;
  • l'écriture slave, puisque c'est en Bulgarie, et nulle part ailleurs, que cet alphabet a pris sa forme définitive.

Ce n'est donc pas une simple fête religieuse ni un jour férié « administratif » comme il en existe dans beaucoup de pays. C'est une célébration de l'identité nationale bulgare elle-même, construite autour d'un objet à la fois très concret et très symbolique : la lettre écrite.

 

L'histoire du 24 mai : de Thessalonique à Sofia

Deux frères " égaux-aux-apôtres " en mission chez les Slaves

Tout commence au IXe siècle. Cyrille et Méthode, deux frères originaires de Thessalonique, sont envoyés en mission par l'empereur de l'Empire Romain d'Orient auprès des peuples slaves de Grande-Moravie. Leur objectif : leur apporter la liturgie chrétienne dans une langue qu'ils comprennent.

Pour cela, ils créent un tout premier alphabet slave, le glagolitique, et traduisent les textes sacrés.

  • La naissance de l'alphabet cyrillique, à Preslav

Le glagolitique n'est pourtant pas l'alphabet que nous connaissons aujourd'hui. C'est un peu plus tard, à la cour du tsar bulgare Boris le Premier, puis sous son fils Siméon, que les disciples des deux frères — notamment saint Clément d'Okhrid et saint Naüm de Preslav — adaptent et simplifient cette écriture à l'école littéraire de Preslav.

Le nouvel alphabet est nommé « cyrillique » en hommage à saint Cyrille. C'est cette écriture, née sur le sol bulgare, qui deviendra plus tard celle du russe, du serbe, etc... La Bulgarie aime le rappeler : sans ce travail mené sur son territoire, l'héritage des deux frères n'aurait probablement pas survécu.

Une fête religieuse devient aussi une fête populaire : Plovdiv, 1851

Pendant des siècles, seule l'Église Orthodoxe commémore conjointement les saints frères Cyrille († 869) et Méthode († 885) : le 11 mai selon le calendrier ecclésiastique, qui est le calendrier julien. 

Tout change en 1851 : à l'initiative de l'enseignant et écrivain Nayden Gherov, une école de Plovdiv organise la toute première célébration civile consacrée aux deux saints.

L'idée séduit rapidement d'autres villes bulgares dans les années 1860, en pleine Renaissance nationale bulgare (le « Vazrajdané »), à une époque où l'éducation en langue bulgare devient un acte quasiment politique de résistance face à la domination ottomane.

Un épisode resté célèbre dans la mémoire collective : lors des célébrations du 11 mai 1867 à Kalofer, un jeune enseignant de 19 ans nommé Khristo Botev (Христо Ботев) — futur poète et révolutionnaire national — prononce un discours enflammé appelant à la libération spirituelle et politique du peuple bulgare.

Du 11 au 24 mai : un simple changement de calendrier

En 1916, la Bulgarie adopte le calendrier grégorien comme le calendrier civil - à la place du calendrier julien. La date liturgique du 11 mai se retrouve alors décalée au 24 mai dans le nouveau calendrier civil.

Depuis, le 24 mai devient la date officielle et laïque, celle de tout le pays.

L'hymne qui fait toujours frissonner

En 1892, Stoyan Mikhaïlovsky, professeur de français au lycée de Roussé, écrit les paroles d'un hymne en quatorze couplets dédié à Cyrille et Méthode. 

En 1901, Panayot Pipkov, professeur de musique à Lovetch, y ajoute une mélodie. Le résultat s'appelle : Върви, народе възродени (« Marche, peuple ressuscité »). 

Aujourd'hui encore, c'est cet hymne que des générations entières d'écoliers bulgares chantent chaque 24 mai devant leurs écoles.

La reconnaissance officielle en 1990

Il faudra attendre la chute du régime communiste pour que le 24 mai devienne un jour férié national à part entière.

L'Assemblée nationale bulgare vote sa reconnaissance officielle le 30 mars 1990, puis, à partir du 15 novembre 1990 — date à laquelle le pays abandonne officiellement le nom de « République populaire de Bulgarie » pour celui de « République de Bulgarie » — le 24 mai s'impose comme fête nationale à part entière. 

En décembre 2020, le Parlement bulgare vote un changement de nom officiel de la fête pour y intégrer explicitement l'alphabet bulgare, donnant l'intitulé complet que nous connaissons aujourd'hui.

 

Comment les Bulgares célèbrent-ils le 24 mai ?

Ce jour-là, toute la Bulgarie se transforme en un immense hommage aux lettres et au savoir.

Voici ce que vous pourrez observer, où que vous soyez dans le pays :

  • Des défilés dans toutes les villes : élèves en tenue traditionnelle, enseignants, associations culturelles et autorités locales marchent ensemble dans les rues.
  • Des dépôts de fleurs devant les monuments et statues dédiés aux saints frères Cyrille et Méthode. À Sofia, le rendez-vous incontournable se tient devant le monument des deux saints, juste en face de la Bibliothèque nationale « Saints-Cyrille-et-Méthode ». La photo pour illustrer cet article est prise devant cette Biblothéque. 
  • Un défilé officiel dans la capitale, qui part traditionnellement du Musée archéologique national et remonte le boulevard Tsar-Osvoboditel jusqu'à la Bibliothèque nationale, en présence du président, du Premier ministre et du maire de Sofia.
  • Des chants et lectures publiques, dont l'inévitable hymne de Mikhaïlovsky et Pipkov.
  • Des hommages appuyés aux enseignants, considérés ce jour-là comme étant censés être des continuateurs directs des œuvres éducatifs de deux saints frères.

 

Le 24 mai est-il un jour chômé ? Ce qu'il faut savoir si vous vivez en Bulgarie

Pour un résident étranger, la question pratique compte autant que l'histoire. Voici l'essentiel :

Oui, le 24 mai est un jour chômé officiel pour l'ensemble des salariés en Bulgarie, en vertu de l'article 154 du Code du travail bulgare. Cela signifie concrètement :

  • les administrations publiques, les banques et la plupart des commerces ferment (les supermarchés et pharmacies restent généralement accessibles, souvent avec des horaires réduits) ;
  • les écoles et universités sont fermées ;
  • toute personne travaillant ce jour-là a droit, selon la loi bulgare, à une rémunération au moins doublée.

Et si le 24 mai tombe le dimanche (comme en 2026) ? 

Le Code du travail bulgare prévoit que lorsqu'un jour férié (hors fêtes de Pâques) coïncide avec un samedi ou un dimanche, le premier jour ouvrable suivant devient lui aussi chômé. Le lundi 25 mai 2026 est donc, lui aussi, un jour non travaillé pour la majorité des salariés en Bulgarie.

Si vous avez des démarches administratives prévues ce lundi-là, mieux vaut les anticiper ou les reporter.

 

Nos conseils pour bien vivre le 24 mai à Sofia quand on est expatrié

  • Anticipez vos courses et démarches la veille : banques, administrations et de nombreux commerces seront fermés, parfois deux jours de suite (en 2026).
  • Allez voir le défilé, même sans tout comprendre à l'histoire bulgare : c'est une expérience culturelle immersive et l'un des moments les plus chaleureux de l'année pour ressentir l'attachement des Bulgares à leur langue et à leur alphabet.
  • Passez devant la Bibliothèque Nationale en fin de matinée : c'est le point de convergence de toutes les célébrations à Sofia, et l'ambiance y est particulièrement festive.
  • Profitez-en pour apprendre quelques lettres cyrilliques : le 24 mai est souvent l'occasion, dans les événements publics, d'ateliers pédagogiques ludiques autour de l'alphabet, y compris pour les non-bulgarophones.
  • Réservez si vous sortez le soir : restaurants et terrasses du centre-ville affichent souvent complet, la population sort nombreuse profiter du jour chômé et du printemps sofiote.

 

Pourquoi cette date compte autant pour les Bulgares

Il existe pas en Europe occidentale, d'un pays qui célèbre officiellement et avec une telle ferveur... son propre alphabet. 

Ce choix en dit long sur l'histoire bulgare : pendant près de cinq siècles de domination ottomane, la langue et l'écriture bulgares ont été l'un des rares fils qui ont permis à l'identité nationale de survivre.

Célébrer les lettres, ce 24 mai, c'est donc célébrer une forme de résistance culturelle silencieuse, transmise d'enseignant en élève depuis des générations.

Pour un expatrié installé à Sofia, assister à cette journée est sans doute l'une des meilleures façons de comprendre, en une seule matinée, ce qui touche le plus profondément le cœur des Bulgares : leur langue, leur école, et la fierté d'avoir donné au monde slave son écriture.

Libération de la Bulgarie du joug ottomane

« Tsar Osvoboditel » (Цар Освободител) signifie littéralement « le Tsar libérateur » en bulgare. C'est le surnom donné à Alexandre II de Russie, tsar de 1855 à 1881.

Ce surnom lui vient de son rôle décisif dans la guerre russo-turque de 1877-1878, à l'issue de laquelle la Bulgarie a obtenu son indépendance après près de cinq siècles de domination ottomane. La Russie impériale, sous son règne, a soutenu militairement la libération des peuples slaves des Balkans, et Alexandre II est resté dans la mémoire bulgare comme le souverain qui a rendu cette libération possible.

C'est pour cette raison qu'on retrouve son nom un peu partout en Bulgarie :

  • le boulevard Tsar-Osvoboditel à Sofia, l'une des artères les plus prestigieuses de la capitale (bordée par l'Assemblée Nationale, l'université Saint-Clément-d'Okhrid et plusieurs bâtiments officiels) ;
  • un monument équestre dédié à Alexandre II, situé juste devant l'Assemblée nationale, à l'extrémité de ce même boulevard ;
  • de nombreuses rues et places dans d'autres villes bulgares portent aussi son nom.

C'est d'ailleurs ce même épisode historique qui donne son nom à un autre jour férié bulgare : le 3 mars, jour de la signature du traité de San Stefano en 1878, célébré comme fête nationale de la Bulgarie (« Jour de la Libération de la Bulgarie du joug ottoman »).

 

L'alphabet cyrillique

Combien de lettres avait l'alphabet cyrillique du slavon ecclésiastique et combien des lettres comporte actuellement l'alphabet bulgare ?

On peut dire que l'alphabet bulgare actuel est le résultat de plus de mille ans de simplifications successives.

Combien de lettres avait le cyrillique du vieux-slave (vieux-bulgare) ?

La réponse n'est pas unique, et c'est justement révélateur de l'histoire mouvementée de cet alphabet :

  • La version « fondatrice », créée à l'école littéraire de Preslav à la fin du IXe siècle, comptait 38 lettres : 24 empruntées à l'alphabet grec onciale, et 14 lettres nouvelles inventées spécifiquement pour transcrire des sons slaves absents du grec (б, ж, з, ц, ч, ш, щ, ъ, ь, ѣ, ю, ainsi que les voyelles nasales ѧ et ѫ, entre autres).
  • Mais très vite, le vieux-slave d'église devient la langue liturgique commune à tout le monde orthodoxe slave (Serbes, Russes, etc.). Pour transcrire les emprunts au grec et les valeurs numériques (les lettres cyrilliques servaient aussi de chiffres), on conserve ou ajoute des lettres purement grecques supplémentaires : Ѳ (thêta), Ѯ (xi), Ѱ (psi), Ѡ (oméga), Ѵ (izhitsa)... Selon les manuscrits et les époques, l'alphabet « complet » ainsi codifié pouvait atteindre 43, voire 46 signes.

C'est pourquoi vous trouverez, selon les sources bulgares, des chiffres allant de 38 à 46 : cela dépend si l'on parle de l'alphabet « utile » au vieux-bulgare parlé, ou de l'alphabet liturgique complet incluant tous les emprunts grecs.

Et pour le bulgare d'aujourd'hui ?

L'alphabet bulgare moderne compte exactement 30 lettres. C'est le résultat d'un long processus de simplification, en plusieurs étapes bien identifiées.

La grande histoire des simplifications

XIVe-XVe siècle — la réforme du patriarche Euthyme de Tarnovo

À l'école littéraire de Tarnovo, le patriarche Euthyme standardise l'orthographe pour l'ensemble du monde orthodoxe slave. C'est aussi à cette époque, sous influence serbe, que deux lettres supplémentaires (Ћ et Џ) entrent dans l'usage bulgare — elles resteront en usage jusqu'au début du XIXe siècle.

Années 1830 — l'adoption du modèle impérial russe

Jusque-là, les Bulgares utilisaient une forme de cyrillique « ancienne », héritée du Moyen Âge. Dans les années 1830, sous l'influence de l'imprimerie et de la littérature russes (elles-mêmes issues de la réforme de « l'alphabet civil » lancée par l'impereur Pierre le Grand au début du XVIIIe siècle, qui avait déjà simplifié le cyrillique russe), les intellectuels bulgares du Réveil national adoptent progressivement cette forme modernisée des lettres.

XIXe siècle — la « guerre des alphabets »

Le Réveil national bulgare (Vazrajdané) est une période de bouillonnement intellectuel intense : plusieurs dizaines de systèmes orthographiques concurrents sont proposés par différents lettrés bulgares, chacun avec son propre nombre de lettres et ses propres règles. C'est finalement l'orthographe dite « drinovienne », du nom de l'historien et linguiste Marin Drinov, qui s'impose progressivement et sera adoptée par la Société littéraire bulgare (ancêtre de l'Académie des sciences).

1899 — la première orthographe officielle de l'État bulgare

Après la Libération de 1878, l'État bulgare indépendant codifie pour la première fois une orthographe officielle obligatoire, dite orthographe « ivantchévienne » (du nom du ministre de l'Instruction Todor Ivantchov). L'alphabet y compte alors 32 lettres.

1945 — la réforme qui donne l'alphabet actuel

Après le changement de régime de septembre 1944, le nouveau gouvernement décrète en 1945 une nouvelle réforme orthographique, toujours en vigueur aujourd'hui. Elle supprime deux lettres :

  • Ѣ (le « yat », parfois appelé « e double »)
  • Ѫ (le « grand yous », une ancienne voyelle nasale)

ainsi que l'usage du signe dur ъ en fin de mot après une consonne (une convention purement graphique, sans valeur sonore, héritée du vieux-slave).

C'est cette réforme de 1945 qui fixe définitivement l'alphabet bulgare à 30 lettres, tel qu'il est enseigné aujourd'hui dans toutes les écoles du pays.

 

Sources principales :

  • Институт по история — historymuseum.org, « 24 май – ден на българската просвета и култура и на славянската писменост »
  • Национален статистически институт (NSI), « 24 май – Ден на българската просвета и култура и на славянската писменост »
  • БГ Наука (nauka.bg), « Десет факта за честването на 24 май »
  • bTV Новините, « Отбелязваме 24 май »
  • Innovires.com et Suma.bg, « Работен календар 2026 » (calendrier des jours fériés et application de l'art. 154 du Code du travail bulgare)

 

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Convention Fiscale France-Bulgarie : Le Bouclier Légal de votre Trésorerie

09/07/2026

Convention Fiscale France-Bulgarie : Le Bouclier Légal de votre Trésorerie

Lorsque l’on évoque l'expatriation fiscale en Bulgarie et son taux d’imposition fixe de 10 %, une crainte légitime surgit souvent chez les freelances et dirigeants français : « Est-ce que le fisc français peut venir me réclamer de l’argent ? Vais-je être taxé deux fois ? »

La réponse est gravée dans le marbre du droit international. Elle s'appelle la Convention de non-double imposition entre la France et la Bulgarie.

Ce texte officiel est le véritable bouclier juridique de votre entreprise. Pour ce rendez-vous de jeudi, décryptons ensemble comment ce traité protège légalement vos bénéfices et valide votre nouvelle vie d'entrepreneur à Sofia.

Qu’est-ce que la convention fiscale France-Bulgarie ?

Signée le 14 mars 1987 et entrée en vigueur en 1989, cette convention internationale prime sur les lois nationales (françaises et bulgares). Son objectif est limpide : veiller à ce qu’un citoyen ou une entreprise ne soit pas imposé deux fois sur un même revenu.

Pour un entrepreneur français qui délocalise son activité, ce traité offre une sécurité totale. Dès lors que vous respectez les règles du jeu, Bercy n'a plus aucun droit de regard sur les revenus de votre structure bulgare.

📌 Source officielle : Vous pouvez consulter l'intégralité du texte d'origine sur le site officiel de l'administration française : impots.gouv.fr - Convention France-Bulgarie.

 

Le pilier central : Déterminer votre résidence fiscale (Article 4)

Pour bénéficier de la Flat Tax bulgare à 10 % sur vos revenus personnels, vous devez devenir résident fiscal bulgare.

La convention prévoit des critères stricts pour trancher si les deux pays vous revendiquent :

  1. Le foyer d'habitation permanent : Où se situe votre logement principal ? Si vous louez ou achetez un appartement à Sofia, ce critère fait pencher la balance.
  2. Le centre des intérêts vitaux : C'est le point le plus crucial pour les freelances. Où sont situés vos intérêts économiques et personnels ? Si votre entreprise (EOOD) est enregistrée à Sofia et que vous y gérez vos affaires, la Bulgarie l'emporte.
  3. Le lieu de séjour habituel : La fameuse règle des 183 jours par an passés sur le territoire bulgare.

En validant ces critères avec l'obtention de votre Litchna Karta (carte de séjour en Bulgarie), vous obtenez un certificat de résidence fiscale bulgare délivré par la NAP (l'administration fiscale bulgare). Ce document est votre laissez-passer pour clore définitivement votre dossier fiscal en France.

 

Bénéfices des entreprises : Pourquoi votre EOOD est intouchable (Article 7)

C’est l’article préféré des e-commerçants et des consultants IT installés à Sofia.

L’article 7 de la convention stipule que les bénéfices d’une entreprise d’un État ne sont imposables que dans cet État (à moins que l’entreprise n’exerce son activité par l'intermédiaire d’un établissement stable situé dans l'autre État).

Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?

Si vous créez votre société de services ou de e-commerce en Bulgarie, que son siège social est réel (pas une boîte aux lettres fantôme), que sa comptabilité est tenue localement et que vous pilotez l'activité depuis Sofia :

  • Votre société est un établissement stable bulgare.
  • Vos bénéfices sont taxés au taux local unique de 10 %.
  • La France a l'interdiction stricte de taxer le chiffre d'affaires ou le bénéfice de cette société.

 

Dividendes et flux financiers : Ce qui change pour vous (Article 10)

Si vous êtes résident fiscal bulgare, la distribution des dividendes de votre société bulgare vers votre compte personnel est soumise à la fiscalité locale : seulement 5 % d’impôt sur les dividendes.

La convention fiscale sécurise également le cas des entrepreneurs qui choisiraient de créer une structure en Bulgarie tout en restant résidents physiques en France (sous réserve de respecter les critères de substance). Le texte encadre les retenues à la source pour éviter les abus et plafonne les frictions fiscales entre les deux pays.

 

L'importance d'une installation dans les règles de l'art

La convention franco-bulgare est un outil de liberté financière extraordinaire, mais elle ne tolère pas l'amateurisme. Le fisc français traque les structures "coquilles vides".

Pour activer ce bouclier légal, votre installation doit être réelle, documentée et conforme aux standards européens.

C’est précisément là que réside notre valeur ajoutée. Chez ExpatSofia.fr, nous ne nous contentons pas de remplir des formulaires. Nous structurons votre dossier de A à Z :

  • Domiciliation commerciale réelle à Sofia.
  • Accompagnement physique pour l'obtention de votre résidence (Litchna Karta).
  • Comptabilité mensuelle bulgare rigoureuse et conforme aux exigences de la NAP.

Ne laissez pas la peur administrative freiner la croissance de votre entreprise. Utilisez le droit international à votre avantage.

Laissez un message en haut de cette page et réservez votre appel stratégique offert de 15 à 25 minutes.

Validons ensemble la conformité de votre futur projet en Bulgarie.

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“C’est Nicolas qui paie” : La petite musique qui pousse les freelances français à regarder ailleurs

02/07/2026

“C’est Nicolas qui paie” : La petite musique qui pousse les freelances français à regarder ailleurs

Si vous êtes freelance en France, vous connaissez le frisson. Pas celui du client qui signe le devis, non. Ce frisson glacial parcourt l’échine en ouvrant l’échéancier administratif, en découvrant le montant définitif de la cotisation URSSAF, ou en écoutant les dernières annonces gouvernementales visant à “responsabiliser” les indépendants.

En France, nous avons une expression populaire : “C’est Nicolas qui paie”.

Dans le jargon des entrepreneurs et des libéraux, Nicolas n’est pas un mécène. C’est le prénom générique de celui qui bosse 60 à 70 heures par semaine pour qu’il lui reste à peine de quoi se payer un abonnement Netflix à la fin du mois. C’est celui qui finance, par ses cotisations disproportionnées, un système auquel il n’aura jamais droit sous peine de perdre son statut. Cet article n’est pas un pamphlet politique, juste un constat clinique, et une invitation subtile à regarder la carte.

 

L’arithmétique cruelle du “quoi qu’il en coûte”

En France, il y a une règle non-écrite mais terriblement efficace : plus vous travaillez, plus vous êtes puni.

Prenons l’exemple d’un développeur web ou d’un consultant marketing qui facture 90 000 € par an en EURL ou en SASU. C’est un bon chiffre d’affaires. Après le passage du rouleau compresseur social et fiscal (cotisations sociales ~45%, impôt sur le revenu, sans oublier la TVA collectée pour l’État), il ne reste souvent pas plus de 40% à 45% du gâteau pour vivre, épargner et investir.

Et que reçoit Nicolas en échange ? Une Sécurité sociale qui se dégrade, un système de retraite en perpétuelle réforme, et une assurance chômage dont il est structurellement exclu en tant que dirigeant. En réalité, “Nicolas” ne paie pas pour lui-même ; il paie pour colmater les brèches d’un navire qu’il ne commande pas.

 

La logique de l’évitement… géographique

Le discours traditionnel associe l’optimisation fiscale à la fraude ou à la “triche”. Mais pour le freelance épuisé, c’est une question de survie. Si l’environnement entrepreneurial est hostile par nature, la logique du bon père de famille n’est pas de frauder, mais de bouger.

C’est là que le regard se tourne vers l’Est. La Bulgarie n’est pas un paradis fiscal sulfureux ; c’est un pays membre de l’Union Européenne, qui a simplement fait le choix politique de la compétitivité. Un choix qui fait sourire quand on compare les bulletins de paie.

 

La solution qui porte un nom de code : 10%

En Bulgarie, lorsque vous créez une société (OOD ou EOOD), “Nicolas” devient un homme libre. Ici, la fiscalité ressemble à une équation qu’un enfant pourrait résoudre :

  • Impôt sur les sociétés (IS) : Forfaitaire de 10%. Pas de progressivité punitive, pas de surprise.
  • Dividendes : 5% de taxe. Une fois cet impôt payé, le reste du bénéfice net est à vous, sans la fameuse taxe PUMA ni prélèvements sociaux à deux chiffres qui s’abattent comme des rapaces en France.
  • Salaire : Si vous vous versez un salaire, les cotisations sociales sont également bien inférieures, aux alentours de 14% pour la part salariale et 19% pour la part patronale, contre un cumul qui dépasse allègrement les 60% à 80% du net en France pour un indépendant.

Traduisons en langage de freelance : Vous pouvez conserver légalement plus de 80% de votre valeur ajoutée.

Pour “Nicolas”, qui se tuait à la tâche pour voir son reste à vivre fondre comme neige au soleil, l’attrait est immédiat. C’est la différence entre “travailler pour survivre” et “travailler pour construire”.

 

La cerise sur le gâteau : Le quotidien du fondateur

Mais au-delà de la fiscalité douce, il y a une raison encore plus profonde de faire le grand saut à Sofia plutôt que de rester à Paris, à Lyon ou à Marseille : la qualité de vie est stratégique.

Sofia est une ville sereine et sûre. Sofia, c’est le hub tech des Balkans. Le wifi est plus rapide, la vie est 40% à 50% moins chère, et l’état d’esprit local est résolument tourné vers le business. Pendant qu’en France, on vous demande de jongler avec la paperasse URSSAF, les comités sociaux économiques et la peur du contrôle fiscal, en Bulgarie, on vous demande simplement : “Alors, sur quel projet on travaille aujourd'hui ?”.

Vous pouvez y domicilier votre société, facturer vos clients européens, et respirer. Vous n’êtes plus un “cotisant” qui doit se justifier de tout, vous êtes un chef d’entreprise qui contrôle ses flux.

 

Alors, qui paie encore ?

L’expatriation fiscale en Bulgarie n’est pas une baguette magique, elle exige de la rigueur : il faut gérer la substance économique, tenir des comptes en bonne et due forme, et idéalement s’y installer au moins une partie de l’année pour activer la résidence. Mais elle repose sur un principe simple : récompenser le risque et le travail.

Pendant que la France ajoute des lignes sur la feuille d’impôt et invente de nouvelles taxes pour les “hauts revenus” (qui commencent souvent à un niveau très modeste pour un indépendant qui veut bien vivre de ses compétences), la Bulgarie vous envoie un message clair : Bienvenue, ici vous pouvez entreprendre sans être puni.

À la fin du banquet économique français, l’addition est souvent salée. Alors, posez-vous la question : voulez-vous rester celui qui tient la carte bleue à la fin du repas, ou préférez-vous lever le camp vers un pays où l’addition est honnête, et où “Nicolas” peut enfin investir dans son propre avenir ?

 
Prêt à ne plus être le dindon de la farce fiscale ?

Sur ExpatSofia.fr, nous vous accompagnons pour comprendre les étapes concrètes de l’installation d’un freelance en Bulgarie.

De la création de votre EOOD à la gestion de votre comptabilité locale.

Contactez-nous (formulaire en haut de la page) pour arrêter de travailler pour le système socialiste français, et commencer à travailler pour vous.

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Pourquoi la Bulgarie est le secret le mieux gardé des freelances tech

24/06/2026

Pourquoi la Bulgarie est le secret le mieux gardé des freelances tech

Travailler d’où l’on veut, facturer des clients grands comptes à Paris, Luxembourg ou Dublin, tout en profitant d’un cadre de vie dynamique : c’est la promesse du freelancing dans la tech. Pourtant, pour de nombreux développeurs, consultants IT, UX designers ou data scientists français, la réalité fiscale sonne vite comme une douche froide. Entre les charges URSSAF, l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu, c’est souvent près de 45% à 50% de votre chiffre d’affaires qui s’évapore.

Et si la solution se trouvait à moins de trois heures de vol de Paris ? Depuis quelques années, la Bulgarie s'est discrètement imposée comme le pôle technologique majeur d'Europe de l'Est.

Voici pourquoi ce pays est devenu le secret le mieux gardé des entrepreneurs de la tech.

 

La Flat Tax à 10% : L’argument mathématique imparable


Le principal levier d'attraction de la Bulgarie tient en deux mots : Flat Tax. Contrairement aux barèmes progressifs occidentaux, le système fiscal bulgare est l'un des plus simples et avantageux de l'Union Européenne.

  • Impôt sur les Sociétés (IS) : Fixé à un taux unique de 10% sur les bénéfices.
  • Impôt sur les dividendes : Seulement 5%.

Le calcul est rapide : Pour 100 000 € de bénéfices générés par votre structure (EOOD bulgare = Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), après paiement de l'impôt et distribution des dividendes, il vous reste environ 85 500 € net dans votre poche.

En France, pour un résultat similaire, l'optimisation la plus agressive vous laissera rarement plus de 55 000 €.

Ce cadre est défini par la loi bulgare sur l'impôt (ZDDFL) et est totalement transparent et validé par les instances européennes.

 

Un écosystème Tech en pleine ébullition


La Bulgarie n’est pas qu’un choix fiscal, c’est un choix business. Sofia, la capitale, est régulièrement classée parmi les meilleures villes d'Europe pour lancer sa start-up.

Le pays abrite une communauté ultra-active de profils tech de haut niveau. Des géants mondiaux y ont installé leurs centres de R&D, et l'écosystème local est soutenu par des fonds de capital-risque puissants (Eleven Ventures, LAUNCHub Ventures).

En vous installant ici ou en y domiciliant votre activité, vous intégrez des hubs d'innovation de classe internationale comme Campus X ou Betahaus, parfaits pour networker avec d'autres entrepreneurs internationaux et freelances de la tech.

 

Une infrastructure numérique de premier ordre


Pour un freelance tech, la connexion internet est un outil de travail vital. Sur ce point, la Bulgarie surpasse la majorité des pays d’Europe de l'Ouest. Grâce à des investissements massifs des opérateurs locaux (Vivacom, A1, Yettel), le pays bénéficie de l'un des réseaux de fibre optique et de 5G les plus rapides et stables au monde.

Que vous choisissiez de travailler depuis un café branché du quartier d'Oborishte à Sofia, dans le quartier créatif de Kapana à Plovdiv, ou même face à la mer à Varna, vous aurez l'assurance d'une connexion haut débit irréprochable pour vos réunions Zoom et vos déploiements de code.

 

Un coût de la vie qui démultiplie votre pouvoir d'achat


Le pouvoir d'achat d'un freelance facturant en euros est tout simplement exceptionnel en Bulgarie.

À confort égal ou supérieur, le coût de la vie est environ deux à trois fois moins élevé qu'à Paris.

  • Logement : Vous pouvez louer un appartement moderne de standing dans les meilleurs quartiers de Sofia (Lozenets, Iztok) pour le tiers du prix d'un studio parisien.
  • Frais opérationnels : Les services comptables, les abonnements, l'électricité ou les espaces de coworking sont hautement compétitifs, ce qui réduit drastiquement les charges fixes de votre entreprise.

Vivre en Bulgarie, c'est s'offrir la liberté financière de réinvestir massivement dans la croissance de son activité, tout en profitant d'une excellente qualité de vie (restaurants, weekends de ski à Bansko ou d'été à la Mer Noire).

 

Le cadre juridique 100% Européen


Il est crucial de préciser que la Bulgarie n’est pas un paradis fiscal opaque ou une "coquille vide" exotique. C'est un État membre de l'Union Européenne.

Votre entreprise bulgare dispose d'un numéro de TVA intracommunautaire (VIES). Vous facturez vos clients français ou européens exactement de la même manière que si vous étiez basé à Lyon ou à Paris, sans aucune retenue à la source ni friction commerciale. Les virements SEPA se font instantanément, et la devise locale est l'Euro (depuis le 1er janvier 2026).

En respectant les règles de substance économique (avoir une vraie adresse, une comptabilité tenue localement par un professionnel), votre optimisation fiscale est 100% légale et incontestable.

 

La sécurité personnelle

Quand on envisage de quitter la France, la question de la sécurité de ses proches et de ses biens est tout aussi cruciale que celle des impôts. Pour un entrepreneur ou un freelance habitué au quotidien de la Région Parisienne, l'installation dans la région de Sofia provoque généralement un véritable choc positif. Les chiffres et le ressenti sur le terrain sont unanimes : la capitale bulgare offre une qualité de vie et une tranquillité d'esprit bien supérieures.

En Île-de-France, la vigilance est devenue un réflexe pavlovien : attention aux pickpockets dans le RER, vigilance face aux vols à l'arraché dans la rue, évitement de certains quartiers ou de certaines stations de métro une fois la nuit tombée.

À Sofia, ce stress environnemental disparaît. Les rapports européens sur la criminalité classent régulièrement la Bulgarie parmi les pays d'Europe centrale et orientale les plus sûrs. Le taux de criminalité globale à Sofia est nettement inférieur à celui de l'agglomération parisienne, permettant aux expatriés, aux femmes seules et aux familles de vivre l'esprit totalement libre.

 

Transports et vie nocturne : Le contraste majeur

Le réseau de transport est souvent le reflet de la sécurité d'une métropole :

  • En Région Parisienne : Les incivilités, les tensions et la délinquance d'opportunité font partie du paysage quotidien des transports en commun.
  • À Sofia : Le métro (ultra-moderne, propre et équipé de caméras de surveillance à chaque station) est un havre de paix. Rentrer chez soi à pied ou en transport à 2 heures du matin dans le centre-ville ou dans des quartiers comme Lozenets ou Mladost se fait sans aucune appréhension.

 

Une délinquance résiduelle et non violente

Le risque zéro n'existe nulle part, mais la nature de la criminalité diffère radicalement entre les deux régions :

  • À Paris : On observe une part préoccupante d'agressions gratuites, de vols avec violence et de cambriolages de résidences principales, des squatteurs indélogeables ; des disparitions très fréquentes des enfants et adolescents.
  • À Sofia : La criminalité est essentiellement passive et opportuniste. Elle se résume à de petits vols dans les marchés ou éventuellement à des délits mineurs liés aux véhicules (vols d'accessoires). Les agressions physiques crapuleuses ou gratuites y sont extrêmement rares.

 

Ce que cela change pour votre business : Moins de stress lié à l'environnement, c'est plus d'énergie mentale disponible pour vous concentrer sur la croissance de votre entreprise. Choisir la région de Sofia, c'est s'offrir le luxe de vivre dans une capitale européenne apaisée, où la sécurité n'est plus une préoccupation quotidienne.

 

Prêt à sauter le pas ?

La seule véritable barrière reste l'administration locale et l'alphabet cyrillique. C'est précisément là que nous intervenons.

Notre cabinet vous accompagne pas à pas : de la rédaction des statuts de votre EOOD à l'ouverture de vos comptes bancaires, jusqu'à la gestion comptable mensuelle obligatoire auprès de l'agence nationale des revenus (NAP). Le tout, piloté 100% en français par un entrepreneur expatrié sur place et des experts juridiques locaux.

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À propos de nous :

Entrepreneur français expatrié en Bulgarie depuis 2023, j'ai fondé ce cabinet pour vous.
Après avoir vécu les défis de l'installation et de la création d'entreprise ici, j'ai voulu créer la solution.
Associé à un expert administratif et juridique bulgare, nous formons un duo complémentaire.
Je comprends vos besoins business et mon partenaire gère l'exécution rigoureuse sur place.
Notre mission est simple : briser la barrière de la langue et la complexité administrative.
Nous permettons aux freelances et entrepreneurs d'activer légalement la Flat Tax à 10%.
Pas de montages opaques, mais un accompagnement transparent, sécurisé et clés en main.
Confiez-nous vos démarches et concentrez-vous enfin sur ce qui compte : votre croissance.

Nom de l'entreprise

Serenade EOOD

Registre du Commerce et des Sociétés

 207437556

Siège social

БЪЛГАРИЯ, гр. София (1618), р-н Красно село, жк. Манастирски ливади, Родопски извор, 95, ап. 1

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