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“C’est Nicolas qui paie” : La petite musique qui pousse les freelances français à regarder ailleurs

02/07/2026

“C’est Nicolas qui paie” : La petite musique qui pousse les freelances français à regarder ailleurs

Sur les réseaux sociaux, des internautes ont inventé le hashtag « C'est Nicolas qui paie ».
L'expression « C'est Nicolas qui paie » a connu une véritable explosion de popularité et une viralité politique à partir de mai-juin 2025.
Très vite devenue populaire, cette expression est apparue après les propositions du gouvernement : l'annonce du plan d'économies de François Bayrou.
Selon ses créateurs, Nicolas incarnerait le français moyen qui paie des impôts, mais ne reçoit jamais rien (de Bercy et de Matignon) en retour.
On a fait le même constat que les Nicolas : que le système social français pèse trop sur les actifs et que l'effort doit être partagé.

En France, dès que l’État a besoin de remplir les caisses, il se tourne vers l’entrepreneur individuel. Face à la mantra du “quoi qu’il en coûte”, de plus en plus de freelances français réalisent qu’ils ont simplement changé de statut pour devenir le variable d’ajustement du budget. Et s’il était temps de ne plus avoir le nom de Nicolas sur l’avis d’imposition, mais sur le contrat de sa propre société en Bulgarie ?

Si vous êtes freelance en France, vous connaissez le frisson. Pas celui du client qui signe le devis, non. Ce frisson glacial parcourt l’échine en ouvrant l’échéancier administratif, en découvrant le montant définitif de la cotisation URSSAF, ou en écoutant les dernières annonces gouvernementales visant à “responsabiliser” les indépendants.

En France, nous avons une expression populaire : “C’est Nicolas qui paie”.

Dans le jargon des entrepreneurs et des libéraux, Nicolas n’est pas un mécène. C’est le prénom générique de celui qui bosse 60 à 70 heures par semaine pour qu’il lui reste à peine de quoi se payer un abonnement Netflix à la fin du mois. C’est celui qui finance, par ses cotisations disproportionnées, un système auquel il n’aura jamais droit sous peine de perdre son statut. Cet article n’est pas un pamphlet politique, juste un constat clinique, et une invitation subtile à regarder la carte.

L’arithmétique cruelle du “quoi qu’il en coûte”

En France, il y a une règle non-écrite mais terriblement efficace : plus vous travaillez, plus vous êtes puni.

Prenons l’exemple d’un développeur web ou d’un consultant marketing qui facture 90 000 € par an en EURL ou en SASU. C’est un bon chiffre d’affaires. Après le passage du rouleau compresseur social et fiscal (cotisations sociales ~45%, impôt sur le revenu, sans oublier la TVA collectée pour l’État), il ne reste souvent pas plus de 40% à 45% du gâteau pour vivre, épargner et investir.

Et que reçoit Nicolas en échange ? Une Sécurité sociale qui se dégrade, un système de retraite en perpétuelle réforme, et une assurance chômage dont il est structurellement exclu en tant que dirigeant. En réalité, “Nicolas” ne paie pas pour lui-même ; il paie pour colmater les brèches d’un navire qu’il ne commande pas.

La logique de l’évitement… géographique

Le discours traditionnel associe l’optimisation fiscale à la fraude ou à la “triche”. Mais pour le freelance épuisé, c’est une question de survie. Si l’environnement entrepreneurial est hostile par nature, la logique du bon père de famille n’est pas de frauder, mais de bouger.

C’est là que le regard se tourne vers l’Est. La Bulgarie n’est pas un paradis fiscal sulfureux ; c’est un pays membre de l’Union Européenne, qui a simplement fait le choix politique de la compétitivité. Un choix qui fait sourire quand on compare les bulletins de paie.

La solution qui porte un nom de code : 10%

En Bulgarie, lorsque vous créez une société (OOD ou EOOD), “Nicolas” devient un homme libre. Ici, la fiscalité ressemble à une équation qu’un enfant pourrait résoudre :

  • Impôt sur les sociétés (IS) : Forfaitaire de 10%. Pas de progressivité punitive, pas de surprise.
  • Dividendes : 5% de taxe. Une fois cet impôt payé, le reste du bénéfice net est à vous, sans la fameuse taxe PUMA ni prélèvements sociaux à deux chiffres qui s’abattent comme des rapaces en France.
  • Salaire : Si vous vous versez un salaire, les cotisations sociales sont également bien inférieures, aux alentours de 14% pour la part salariale et 19% pour la part patronale, contre un cumul qui dépasse allègrement les 60% à 80% du net en France pour un indépendant.

Traduisons en langage de freelance : Vous pouvez conserver légalement plus de 80% de votre valeur ajoutée.

Pour “Nicolas”, qui se tuait à la tâche pour voir son reste à vivre fondre comme neige au soleil, l’attrait est immédiat. C’est la différence entre “travailler pour survivre” et “travailler pour construire”.

La cerise sur le gâteau : Le quotidien du fondateur

Mais au-delà de la fiscalité douce, il y a une raison encore plus profonde de faire le grand saut à Sofia plutôt que de rester à Paris, à Lyon ou à Marseille : la qualité de vie est stratégique.

Sofia est une ville sereine et sûre. Sofia, c’est le hub tech des Balkans. Le wifi est plus rapide, la vie est 40% à 50% moins chère, et l’état d’esprit local est résolument tourné vers le business. Pendant qu’en France, on vous demande de jongler avec la paperasse URSSAF, les comités sociaux économiques et la peur du contrôle fiscal, en Bulgarie, on vous demande simplement : “Alors, sur quel projet on travaille aujourd'hui ?”.

Vous pouvez y domicilier votre société, facturer vos clients européens, et respirer. Vous n’êtes plus un “cotisant” qui doit se justifier de tout, vous êtes un chef d’entreprise qui contrôle ses flux.

Alors, qui paie encore ?

L’expatriation fiscale en Bulgarie n’est pas une baguette magique, elle exige de la rigueur : il faut gérer la substance économique, tenir des comptes en bonne et due forme, et idéalement s’y installer au moins une partie de l’année pour activer la résidence. Mais elle repose sur un principe simple : récompenser le risque et le travail.

Pendant que la France ajoute des lignes sur la feuille d’impôt et invente de nouvelles taxes pour les “hauts revenus” (qui commencent souvent à un niveau très modeste pour un indépendant qui veut bien vivre de ses compétences), la Bulgarie vous envoie un message clair : Bienvenue, ici vous pouvez entreprendre sans être puni.

À la fin du banquet économique français, l’addition est souvent salée. Alors, posez-vous la question : voulez-vous rester celui qui tient la carte bleue à la fin du repas, ou préférez-vous lever le camp vers un pays où l’addition est honnête, et où “Nicolas” peut enfin investir dans son propre avenir ?

 
Prêt à ne plus être le dindon de la farce fiscale ?

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